CONFéRENCES
Nos conférences sont gratuites et ouvertes à tous.
Samedi 4 avril à 14h30
Conférence : L’imaginaire d’une ruine : le Grand Théâtre des Mille et Une Nuits, mémoire de l’âge d’or de Beyrouth
Le Grand Théâtre de Beyrouth, construit en 1929 par l’architecte Youssef Aftimos, est l’un des édifices emblématiques de l’histoire culturelle et urbaine de la capitale libanaise. Situé au cœur du centre-ville, il fut à la fois un lieu de spectacles populaires pendant l’âge d’or de Beyrouth, un refuge culturel durant la guerre civile, et une ruine symbolique au fil des transformations du tissu urbain.
À travers l’étude de son architecture éclectique orientale, de ses usages successifs et de son destin inachevé, on propose une lecture historique et patrimoniale du Grand Théâtre et de son rôle
aujourd’hui dans la mémoire collective libanaise et les débats contemporains sur la conservation du patrimoine.
Souraya Chehade est diplômée d’un master en architecture de l’université Saint-Esprit de Kaslik (Liban) et d’un master en histoire de l’art de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
> Auditorium du Chevalet - 6 place Aristide Briand, Noyon
Mardi 12 mai à 18h30
Conférence : Des briques pour reconstruire Noyon
Il a existé de Compiègne à Noyon une tradition de production briquetière et tuilière favorisée par la présence près de la rivière Oise d’une couche argileuse aisément accessible et utilisable pour la terre cuite architecturale. Les recherches archéologiques menées depuis une dizaine d’années autour du Mont-Renaud, à l’occasion de la création de la voie rapide et récemment sur le tracé du futur canal à grand gabarit, ont permis d’étudier plusieurs fours à brique traditionnels ainsi que l’une des briqueteries industrielles d’époque contemporaine.
Les fours les plus anciens permettant la cuisson « en meule » pouvaient satisfaire un besoin ponctuel lié à un chantier précis, notamment à l’usage de la Chartreuse du Mont-Renaud. En revanche, l’énorme volume de production cumulée des trois grandes briqueteries qui se sont installées à la fin du XIXe siècle auprès du chantier du futur canal du Nord accompagnait le dynamisme industriel de la région puis, après les dévastations dues à la Première Guerre mondiale, la reconstruction de Noyon et des villages avoisinants. Sur ces sites, ont vécu et travaillé de nombreuses familles locales dans des conditions souvent difficiles. De fait, la plupart des habitants du centre de la cité habitent aujourd’hui dans des maisons faites de briques produites sur les communes de Noyon, Pont-l’Evêque et Passel. Le succès de la brique en construction, légère, facile à manipuler, utilisable avec la chaux ou le ciment, et pas chère en comparaison de la pierre de taille, est lié à l’invention au milieu du XIXe siècle du four « Hoffmann » à cuisson continue capable de produire plusieurs millions de briques par an.
Ces briqueteries industrielles, dont les hautes cheminées marquaient le paysage, ont progressivement disparu face au succès du parpaing de ciment. Celles - rares - qui subsistent aujourd’hui se sont spécialisées dans des productions à forte valeur ajoutée. A Noyon, il nous restait quelques bâtiments témoin et des cheminées. Celle de la briqueterie Lefèvre-Thonnier qu’on apercevait depuis la zone commerciale d’Auchan a été détruite en novembre 2025. Mais des fouilles archéologiques ont permis de retrouver les deux grands fours successifs.
La conférence sera donnée par Jean-Louis Bernard, archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).
> Auditorium du Chevalet - 6 place Aristide Briand, Noyon
Mardi 9 juin à 18h30
Conférence : Les Très Riches Heures du duc de Berry
Les Très Riches Heures du duc de Berry sont un recueil d’offices et de prières enluminé au XVe siècle pour le fastueux duc de Berry, frère du roi Charles V. C’est l’un des plus célèbres chefs-d’œuvre de l’art médiéval et l’un des plus rarement montrés au public.
La conférence donne quelques clés pour comprendre ce paradoxe et admirer le raffinement d’une œuvre exceptionnelle.
Qui était Jean de Berry ? Pourquoi et à qui commanda-t-il ce livre d’heures novateur à maints égards ? Comment le manuscrit est-il parvenu jusqu’à Chantilly ? Quelle lecture peut-on en faire aujourd’hui à la lumière des découvertes les plus récentes ?
Marie-Pierre Dion est archiviste-paléographe, conservatrice générale des bibliothèques au Château de Chantilly (Institut de France). Chargée de la restauration et de la valorisation des Très Riches Heures en 2019, elle a été l’un des commissaires de l’exposition dédiée en 2025 au célèbre manuscrit.
> Auditorium du Chevalet - 6 place Aristide Briand, Noyon
SORTIE CULTURELLE
Samedi 30 mai à 14h30
Visite guidée des Archives de Compiègne et son Agglomération
Visite gratuite sur inscription au 06 75 36 45 69.
Guidés par Frédéric Guyon, directeur des Archives, les participants découvriront le parcours des documents, depuis leur arrivée jusqu’à leur mise à disposition du public. Cette immersion permettra de mieux comprendre le rôle fondamental de l’archiviste. La visite mettra aussi en lumière la richesse des fonds conservés dont les plus anciens remontent au XIIe siècle.
> Le rendez-vous est donné au Pôle de développement des Hauts de Margny - 104 rue Georges Guynemer, Margny-lès-Compiègne.
EVENEMENTS DE NOS PARTENAIRES
Résistance 60 - www.resistance60.fr
Samedi 11 avril de 9h à 17h
Journée d’études sur la Seconde Guerre mondiale dans l’Oise
Entrée libre et gratuite.
> Auditorium du Chevalet - 6 place Aristide Briand, Noyon
Parmi les conférenciers, deux administrateurs de la Société historique proposeront les conférences suivantes :
L’affaire Adrien Souris, par Jean-Yves Bonnard
L'organisation de la défense passive à Noyon (1938-1944), par Fabien Crinon
Les Amis du musée du Noyonnais - ww.amismuseenoyonnais.fr
Mardi 28 avril à 18h30
Visite des réserves du musée du Noyonnais par Melvin Mouton, directeur des musées de Noyon
Visite gratuite sur inscription au 06 75 36 45 69.
> Musée du Noyonnais - 7 rue de l’Évêché, Noyon
Samedi 23 mai à partir de 18h
Nuit européenne des musées
Entrée libre et gratuite.
> Musée du Noyonnais - 7 rue de l’Évêché, Noyon